Home Politique Formation de grands blocs : Qu’est-ce qui explique le silence des FCBE, de l’USL et du RE ?

Formation de grands blocs : Qu’est-ce qui explique le silence des FCBE, de l’USL et du RE ?

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La réforme du système partisan est devenue aujourd’hui une réalité au Bénin. En effet, à quelques mois des élections législatives de 2019, les grands partis naissent du côté de la mouvance présidentielle afin de se conformer à la nouvelle charte des partis politiques. Après l’Union Progressiste qui est l’un des deux grands regroupements politiques souhaités par le Président Talon pour l’accompagner dans ses réformes politiques, le second parti sera mis sur les fonts baptismaux le samedi prochain à Parakou. Jusque là, les partis et alliances politiques de l’opposition ne font aucune démarche pouvant les permettre de répondre aux nouvelles exigences de la charte des partis politiques qui bat son plein à travers la réforme du système partisan. Après l’obtention des récépissés du parti FCBE de Yayi Boni et de l’USL de Sébastien Ajavon, ces deux formations politiques de l’opposition les plus représentatives, un silence plat règne dans le camp de l’opposition. Même si certains avaient annoncé la formation d’un seul bloc au sein de l’opposition béninoise, il est facile aujourd’hui de se rendre compte de l’incapacité des responsables de l’opposition de s’unir afin de mieux impacter quand bien même le système partisan vise l’assainissement des partis politiques et clubs électoraux qui prônent le régionalisme et qui sont dirigés par des leaders qui décident tout au nom du grand groupe. Les Présidents Sébastien Ajavon, Candide Azannaï et Yayi Boni ne sont pas prêts à s’associer pour former un grand parti comme l’avaient annoncé certains. De son côté, Azannaï Candide a annoncé qu’il ira seul aux prochaines élections législatives. Pendant ce temps, Yayi et Ajavon toujours silencieux face aux grands enjeux électoraux qui pointent à l’horizon. Dans ces conditions où l’opposition est plongée dans un mutisme inédit, l’on se demande si les prochaines élections ne réservent pas assez de surprises. A tout cela s’ajoute la guerre de leadership au sein de cette même opposition. Invité sur « Sous l’arbre à palabre » du quotidien Événement Précis, l’honorable Guy Mitokpè, le suppléant du Président Candide Azannaï a attaqué ses camarades de l’opposition qui, selon lui ne sont pas prêts à se sacrifier pour animer l’opposition comme cela se doit. À l’en croire, ces camarades sont égoïstes et œuvrent pour la division de l’opposition qui est déjà en disparition. Plus loin, il a apostrophé les acteurs politiques de l’opposition qui ont fui le pays laissant ainsi l’opposition au reste des opposants qui résident au Bénin. *« L’opposition ne doit pas être à Paris mais à Cotonou »* a-t-il martelé. Ce bout de phrase confirme la thèse qui stipule que l’opposition béninoise est désorganisée et sans vision aucune. Il a profité pour annoncer que des éléments de l’opposition sont contre la réconciliation de Yayi et de Azannaï, tous deux de l’opposition. Une division politique qui fragilise l’opposition déjà agonisante. À quatre mois des élections législatives, les partis politiques de l’opposition toujours immobiles et sans position réelle. Pourront-ils s’organiser réellement avant mars 2019 ??? Les prochains jours nous édifieront beaucoup plus.

Jérôme FADONOUGBO

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