Home Société Bénin : se rendre à Kpomassè ? un véritable calvaire !

Bénin : se rendre à Kpomassè ? un véritable calvaire !

7 min read
0

La commune de Kpomassè est-elle vraiment du Bénin ? Pourquoi est-elle si abandonnée ? N’a-t-elle pas des cadres capables de plaider sa cause auprès des gouvernants ? Autant de questions qui méritent d’être posées à voir l’état dans lequel cette commune du département de l’Atlantique et voisine de Ouidah se trouve depuis sa création en 1978. Un tour dans les 9 arrondissements qu’elle compte permet de se rendre compte des peines des vaillantes populations. Sans démagogie aucune, la commune est encore à la traîne et manque de presque tout. De quoi s’agit-il en réalité ?

Pour mieux s’apercevoir de la réalité, il est judicieux d’aller secteur par secteur. Que ce soit sur les plans sanitaire, sécuritaire, énergétique et routière et bien d’autres, la commune est très mal lotie. Bien que tout soit prioritaire dans cette commune, il a des urgences. Au nombre de ces dernières, les questions relatives aux infrastructures routières et à la sécurité des personnes et des biens sont préoccupantes.

Problèmes d’infrastructures routières

C’est une situation critique. Aucune voie accédant à la commune n’est en bon état. La route principale Ouidah-Kpomassè-Allada est dans un état impraticable. La situation est la même, sinon plus dramatique au niveau des autres voies de cette commune. C’est le cas des voies Savi- Sègbèya-Dédomè, longue d’environ 35 km, et celle Tori-Bossito- Aganmalomè-Tokpa-Domè, d’une longueur d’environ 27km. Des conséquences économiques sont de taille. La commune est productrice de la tomate et d’autres cultures. À chaque saison, des tonnes de tomates perdues en cours de route. L’état dans lequel se trouve les voies d’accès de cette commune, constitue un terreau fertile à l’insécurité sous toutes ses formes. Dieu seul sait combien de femmes en couche, d’enfants malades en route pour l’hôpital ont trépassé du fait de l’état critique des voies. Dieu seul sait combien de personnes sont déjà victimes des cas d’accident de circulation, etc.

Questions sécuritaires

C’est un autre dilemme auquel les populations sont confrontées. Il est vrai que la commune est dotée d’un commissariat de police. Deux à trois arrondissements sur les 9 qu’elle compte. Les arrondissements de Sègbèya, d’Aganmalomè, Dedomey pour ne citer que ceux-là sont très vulnérables sur le plan sécuritaire. Pas de postes avancés de sécurité, aucun dispositif dissuasif. Les hors-la-loi opèrent sans gêne. En juillet, août derniers plusieurs vols, des braquages à mains armées ont été enregistrés. Plusieurs motos et biens de valeur ont été emportés. Les populations vivent la peur au ventre…. Elles ne savent plus à quel sein de vouer.

Face à cet état de chose, il urge d’agir promptement dans cette commune distante de Cotonou d’une quarantaine de km. Il est grand temps que les voies en cause soient bitumées, qu’à l’ère de la police républicaine, pour une vraie sécurité de proximité,  chacun des 9 arrondissements soit doté d’un commissariat opérationnel. À tout s’ajoutent l’électrification de certains coins criminogènes. Ce n’est qu’à ce prix que les populations de la commune se sentiront véritablement pris en compte par la République. Il revient aux dirigeants et aux filles et fils de Kpomassè d’agir en toute intelligence et en synergie d’action. Kpomassè est à la traîne, et chacun devra jouer son rôle où qu’il se trouve.

Load More Related Articles
Load More By Yévègnon AHIDEON
Load More In Société

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Check Also

Bénin : Boni Yayi rompt enfin le silence à propos de la crise préélectorale

L’ancien Président Thomas Boni Yayi n’est pas d’accord avec la situation préélectorale qui…