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Benin : Dr Sèdami Médégan Fagla exhorte les béninois à la patience et la persévérance

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Dans un message posté sur les réseaux sociaux, Dr Sèdami Médégan Fagla a invité ses consoeurs et toute la jeunesse béninoise à la patience face à la situation sociopolitique et économique actuelle du Bénin. Pour elle, les béninois recentrent actuellement des douleurs à travers les reformes du pouvoir en place. Mais oublieront d’ici peu, ces douleurs lorsque les réformes du Chef de l’Etat commenceront à porter leurs fruits.

La situation sociopolitique et économique qui règne actuellement chez nous au Bénin me fait penser aux douleurs de l’enfantement et au bonheur de la Mère et du Père juste après l’arrivée du nouveau-né. Me référant aux saintes écritures, notamment la Bible, il est bien dit et écrit : « La femme, lorsqu’elle enfante, éprouve de la douleur, parce que son heure est venue ; mais, lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance, à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. »

Nous sommes dans la phase de la douleur qui précède la délivrance, pour créer, pour donner naissance à un Bénin dans lequel nos fils et filles pourront s’épanouir.

Ce faisant, l’espoir renait dans nos cœurs car c’est cet espoir d’un lendemain meilleur pour notre progéniture qui donne aux millions de parents que comptent la planète, la force et l’abnégation nécessaires pour faire face aux sacrifices que leur éducation nous impose.

Pendant de nombreuses décennies au Bénin, le régionalisme a été érigé en mode de gouvernance et de promotion au détriment des compétences et mérites. Le détournement des deniers publics sans aucune crainte, les crimes économiques, la mauvaise gouvernance étaient un sport national pratiqué par une minorité qui, vivait au-dessus de toutes lois.

Cette mauvaise pratique a entraîné le Bénin, notre pays, dans le gouffre. En conséquence, le pays connaît aujourd’hui :

  • un manque d’infrastructures scolaires et sanitaires ;
  • le chômage endémique de la jeunesse ;
  • une formation au rabais ;
  • un déficit énergétique ;
  • pas de filière agricole génératrice de revenues solides et pérennes ;

La liste est trop longue.

 

Les enfants ainsi que la descendance sur plusieurs générations de ceux-là qui avaient érigés ces mauvaises pratiques en mode de gouvernance sont à l’abri.

Et nos enfants à nous ?

Et les enfants du cultivateur de Banikoara ?

Et les enfants des vendeuses de beignets aux bords de nos voies ?

Et enfin, les enfants issus des couches sociales les plus vulnérables de notre pays ?

Non… eux sont condamnés avec ce système à ne jamais sortir du cycle de l’extrême pauvreté.

Le constat était sans appel. Il nous fallait tordre le cou à nos vieilles pratiques, ces vieilles pratiques qui ont hypothéqué l’avenir de nos enfants.

Alors, à celui-là qui, courageusement nous a promis de tordre le cou à ces vieilles pratiques, nous avons massivement donné notre voix, notre confiance.

Fortes de nos souffrances et sacrifices, l’élection en avril 2016 du Président Patrice Talon a été comme un cri de cœur, comme une bouffée d’oxygène. Pour nous, mamans, il s’agit bel et bien de l’espoir retrouvé.

Il est arrivé et courageusement, il a entrepris ces réformes auxquelles aucun de ses prédécesseurs n’avait eu le courage de s’attaquer.

Les réformes courageuses alors engagées par le nouveau gouvernement sont venues pour redonner au peuple béninois sa dignité, sa fierté d’appartenir à une Nation forte, qui l’éduque, le nourrit et le soigne.

Désormais on peut dire adieu à la corruption, aux détournements des deniers publics, à l’impunité face aux crimes économiques, aux rançonnements des honnêtes citoyens par les forces de sécurité, à l’insécurité, à l’organisation des concours frauduleux, là encore, la liste est longue.

Jean PLIYA, dans son ouvrage  »l’arbre fétiche » a dit ceci : « la construction d’une nation moderne peut exiger la destruction de certaines reliques du passé ». Les mauvaises habitudes ont certes la peau dure. Mais les fils et filles du Bénin doivent se tenir ensemble la main pour éradiquer la pauvreté.

Je voudrais nous rappeler, que nous ne pourrions au cœur de ce combat céder aux chants de ceux-là qui ont conduit notre pays à ce niveau, à ces fossoyeurs de notre économie.

Demandons-leur pourquoi au cours de ces longues années passées à la tête de notre Etat n’ont-ils pas atteint les résultats dont ils nous parlent aujourd’hui ?

Ne nous laissons pas distraire !

Nous sommes au charbon, nous sommes des bâtisseurs. C’est par le travail hardi et des réformes audacieuses que des Etats comme le Rwanda, la Chine, la Corée du Sud, que nous envions ont réussi à atteindre leur niveau de développement aujourd’hui.

Il est vrai qu’il nous faut du temps pour reconstruire notre pays, mais ne les laissons pas nous détourner de nos objectifs, car eux, soyez certains que leurs ambitions ne sont pas les nôtres, ils luttent pour conserver ces privilèges qu’ils nous ont sacrifiés pour s’octroyer, cela au détriment de l’avenir de nos enfants.

En tant que femme politique, mais aussi un enfant, une sœur, une épouse et une mère, j’appelle les unes, les uns et les autres à mettre son grain de sable dans la construction de notre pays, à avoir des comportements devant préserver l’unité nationale et la paix sociale.

Construire le Bénin de nos enfants est notre devoir à tous !

Si nous voulons le miel du rocher, ne regardons pas la lame de notre hache. C’est pour dire que rien de bon, de beau, de louable et du durable ne s’obtient dans la facilité.

Mon frère, ma sœur quand c’est chaud, tient. Si ça se refroidit, ça t’appartient.

Docteur Sèdami MEDEGAN FAGLA

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